Le LEDON du GROENLAND

Ce fut mon premier billet du blog. J'aurais encore beaucoup à dire sur cette plante. 

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Petit commentaire de Sophie : J'ai lu ce que tu as écrit sur le thé du Labrador, et...surprise, j'en ai à la maison , donné par ma cousine qui habite le nord du Québec près de Rouyn Noranda. Elle cueille ce thé au printemps, les toutes jeunes feuilles de la plante. Elle  me disait que celle-ci contenait de la vitamine C  dont ils ont manqué tout l'hiver ainsi que des reconstituants , mais sans me préciser lesquels. C'est la plante qu'elle boit au printemps pour reprendre du tonus.Je ne t'apprend pas grand chose mais c'est surtout l'anecdote qui m'amuse. 

J'ai mis une photo des fleurs... parce qu'elles sont si jolies... bien sûr, pour le thé... il vaut mieux utiliser les feuilles ! 


Lédon du Groenland

 

n’est pas sur la liste des plantes médicinales

Genre Rhododendron

Famille : Ericaceae

Ordre des Ericales

 

Nom scientifique : Rhododendron groenlandicum,

(Oeder) Kron et Judd, 1990

Anciennement Ledum groenlandicum

 

Synonymes :

Ledum groenlandicum Oeder ou Retz ?

Ledum palustre subsp. groenlandicum (Oeder) Hultén

Ledum palustre var. latifolium (Jacq.) Michx.

Ledum latifolium Ait.

 

En Anglais :

 

Autre nom : thé du Labrador, Lède à feuilles larges

 

Origine du nom :

 

DESCRIPTION BOTANIQUE :

 

L'espèce est proche du Lédon palustre (Rhododendron tomentosum), certains auteurs la considérant d'ailleurs seulement comme une sous-espèce de ce dernier1Subsp groenlandicum (Oeder) Hultén, Fl. Alaska Yukon, 1219 (1948) : sous-espèce naturalisée localement en Grande Bretagne et en Allemagne (originaire du Nord de l'Amérique et de l'Ouest du Groenland).

Plante : sous-arbrisseau, joli arbuste

Port dressé

Taille : quelques dizaines de centimètres230 à 80-120 cm mais pouvant dans de bonnes conditions de croissance former des buissons atteignant jusqu'à 1,20 ou 1,50 m de hauteur et de diamètre3.

Racine :

Tige : érigées ou décumbentes

Jeunes rameaux ferrugineux-tomenteux, rameaux à pubescence cotonneuse

Ecorce :

Bois :

Feuillage : persistant

Feuilles : alternes et courtement pétiolées, coriaces, linéaires ou oblongues (12-50 sur 1,5-12 mm), longues de 1 à 5 cm, souvent pendantes, ovales, obtuses, simples, de forme elliptique et allongée, à bord du limbe recourbé vers le dessous, bord fortement enroulé. La face supérieure de la feuille est verte jaunâtre foncé et luisante, la face inférieure, pubescente, est couverte d'un épais duvet de poils laineux qui masque la nervure médiane et qui, de couleur vert pâle sous les jeunes feuilles en formation, vire ensuite au roux, brun orangé, sous les feuilles pleinement développées. L'invisibilité de la nervure par dessous la feuille et la couleur rousse sont des caractères qui permettent de distinguer Rhododendron groenlandicum de Rhododendron palustre.

 

Inflorescence : groupées terminales en corymbe (= fausse ombelle), lâches, à fleurs nombreuses, terminant les branches.

Fleur : 5 petits sépales soudés sur la plus grande partie de leur longueur, 5 pétales libres (4-8 mm) blancs et rayonnants, à très longues étamines saillantes (8 à 10 en moyenne) dont les anthères ne présentent pas d'appendices et à ovaire verruqueux-glanduleux.

Floraison : printanière.

Fruit : petite capsule, septicide, longuement pédonculée.

Graine

Semence :

Plantule :

 

Croissance :

Longévité :

Rusticité :

Odeur :

Saveur :

Huile Essentielle

            Procédé d’obtention : Distillation complète par entraînement à la vapeur d’eau 

 

Habitat : présent dans les toundras et forêts

Affectionne surtout l'humidité et les sols acides et se rencontre notamment dans les tourbières (bogs), marécages et les sous-bois de conifères, plus varié vers le nord.

 

Répartition : présent sur une grande partie septentrionale du continent nord-américain depuis le Groenland jusqu'en Alaska, au Labrador. On le trouve sur la majeure partie du territoire du Canada et dans plusieurs des États du nord des Etats-Unis4. générale, très nordique, jusqu'à l'Ungava

Naturalisée localement en Grande Bretagne et en Allemagne

Cultivé en pleine terre au Jardin du Roi [= "Jardin du Muséum National de Paris"]...

 

Origines : Nord de l'Amérique et de l'Ouest du Groenland

 

ECOLOGIE

Plante hôte : des chenilles des papillons Callophrys augustinus et Lycaeides idas6.

 

Risques de confusion :

Comme il est moins rare, la plupart des cultivateurs et des amateurs le prennent pour le Ledum palustre, qui contient du ledol, une substance toxique qui peut causer des crampes, des diarrhées et des paralysies5.

L'invisibilité de la nervure par dessous la feuille et la couleur rousse sont des caractères qui permettent de distinguer Rhododendron groenlandicum de Rhododendron palustre.

 

CULTURE ET RÉCOLTE :

Culture : C'est aussi un petit arbuste ornemental qui est vendu par les pépiniéristes spécialisés.

Récolte :

 

Conservation

 

USAGES :

Contre-indication & effets secondaires

Précaution d’emploi

Il est à noter que le thé du Labrador peut être confondu avec le Ledum palustre, qui contient du ledol, une substance toxique qui peut causer des crampes, des diarrhées et des paralysies5.

 

Médicinal :

 

Composition :

Tanins

 

Principes actifs :

Tanins : cicatrisant

 

Propriétés

La feuille possède des propriétés antitussives (ANDRONOVA, 1972), expectorante (WEISS).

hypotenseur, renforçateur du péristaltisme intestinal, diurétique, cicatrisant (Un extrait fluide) (POLVEKTOVA, 1962).

infusions théiformes ; pectorales.

L'huile essentielle (SCHANTZ & HILTUNEN, 1971), se montre anti-inflammatoire (KLOKOVA et al, 1983). 

 

Indications

Le rhume, la tuberculose, les étourdissements, les brûlures d'estomac, les problèmes rénaux et la gueule de bois

Hydrolat : acné, peau hypersensible, allergies

 

Parties utilisées

Feuilles, sommités fleuries

 

Mode d’emploi

Formes galéniques

Usage interne :

Usage externe :

 

Culinaire

Consommé en breuvage ou comme condiment

Dans le pays natal de cet arbuste, on en fait des infusions théiformes ; qui sont odorantes, agréables et pectorales.

Certaines personnes mâchent les feuilles de thé du Labrador crues parce qu'elles en apprécient la saveur, ou l'utilisent comme épice pour la viande en faisant bouillir les feuilles et les branches dans l'eau, puis trempent la viande dans la décoction

 

UN PEU D'HISTOIRE :

Les Athabaskans l'utilisaient comme une boisson, mais aussi comme un médicament pour le sang faible, le rhume, la tuberculose, les étourdissements, les brûlures d'estomac, les problèmes rénaux et la gueule de bois.

 

BIBLIOGRAPHIE

BEZANGER L., M. PINKAS, M. TORCK et E. TROTIN, 1990 (2ème édit.) - Plantes médicinales des régions tempérées. Edit. Maloine.

Encyclopédie Méthodique, Botanique, tome 3, pages 458-460 (1789), LAMARCK

Petite Flore forestière du Québec (Ministère des ressources naturelles - CDN)

 

Articles :

NDRONOVA L.M., 1972 - Rast. Res, 8, 588-591.

KLOKOVA M.V., N.A. CHERNOVA et T.P. PRISCHEP, 1983 - Rast. Res. 19, 108-112, in Chem. Abstr., 1983, 98, 119336c.

KONOVALOVA O.A. et K.S. RYBALKO, 1987 - Rast. Res., 23, 295-309.

SCHANTZ M. Von et N.A. HILTUNEN, 1971 - Scientia pharm., 39, 137-146.

WAGNER H., M. WIERER et R. BAUER , 1986 - Planta Med., 34th Ann. Congr. Med. Plant Res., p. 69, P 97.

 

REFERENCES

Référence NCBI : Rhododendron groenlandicum (en)

Référence GRIN : espèce Rhododendron groenlandicum (en)

Référence « Plants for a future » : Ledum groenlandicum (en)

 

Notes

  1. Selon Tutin et al (1972) cités dans Telabotanica Ledum palustre [archive]
  2. Parc national du Canada Elk Island  : Arbres et arbustes communs [archive]
  3. Plants for the future : Ledum groenlandicum [archive] (en)
  4. US Forest Service : Labrador tea [archive(en) [PDF]
  5. Tela Botanica : Lède des marais (Ericaceae) [archive]
  6. papillons diurnes du Canada [archive]

 

LIENS

http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9_du_Labrador

 

RECHERCHE

 

Serait-ce en raison de l'effet diurétique que la plante est utilisée dans plusieurs spécialités allemandes à titre d'antirhumatismal ?

Les composants biologiquement actifs de la plante ont fait l'objet d'une publication (KONOVALOVA et RYBALKO, 1987) avec un effet inhibiteur de la biosynthèse des prostaglandines in vitro (WAGNER et al, 1986).

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